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Dick Walsh

Diffusion

Depuis 1975

Étudiant en arts plastiques au Cégep François-Xavier-Garneau à Québec, Dick Walsh obtient un emploi d’été au magasin Eaton de Sainte-Foy comme préposé aux mannequins. Six mois plus tard, il se retrouve étalagiste au magasin Eaton de la rue Sainte-Catherine à Montréal. Peu de temps après, en 1976, il devient directeur des vitrines avec 36 employés à superviser alors qu’il a à peine 20 ans.

Débordant de créativité dans un milieu conservateur, il est à l’origine d’une petite révolution dans l’art de la vitrine à Montréal.

Il introduit entre autres l’usage de mannequins plus réalistes et transforme le simple étalage d’objets en une mise en scène où le décor lui-même se fait trame dramatique. Au cours de ces années, il coordonne des dizaines de défilés pour le grand magasin.

Au milieu des années 1970, Dick Walsh collabore aussi à l’organisation de défilés de mode avec Iona Monahan et avec Roberte Bolduc. Notamment, il est l’assistant de Roberte Bolduc lors du dernier événement Auto-Élégance à l’hôtel Mont-Gabriel dans les Laurentides en 1979. Remercié de ses services par Eaton en 1981, pour cause de prestation trop provocatrice aux yeux de la direction, c’est comme pigiste qu’il exercera son art dans les vitrines de Bloomingdale’s à New York, des Galeries Lafayette à Paris et de Shiseido à Tokyo. Dans les années 1980, Dick Walsh offre ses services comme directeur artistique indépendant. La gamme de ses activités se diversifie alors, bien que son travail demeure jusqu’à aujourd’hui très étroitement relié au monde de la mode. Pendant 10 ans, les contrats viennent de partout et l’amènent à voyager, surtout entre Montréal et Paris.

Il travaille comme coordonnateur de reportages mode, entre autres pour les magazines Marie Claire, Vogue et Elle.

Il met en scène les défilés de Jean-Paul Gaultier, d’Azzedine Alaïa et de Claude Montana à Paris, de même que ceux de Geoffrey Beene et de Calvin Klein à New York. Au Québec, il est styliste pour les campagnes de Chaussures Browns et agit à l’occasion comme concepteur de campagnes et d’images publicitaires. Au surplus, il assure pendant quelques années la direction artistique de la section mode masculine pour le quotidien The Gazette. Il réalise des défilés pour Lily Simon, pour l’Exposition nord-américaine fourrure et mode de Montréal (ENAFMM) et pour les créateurs québécois les plus en vogue. Parmi les bons coups qu’il aime se rappeler figure en bonne place Rendez-vous 87. L’événement, qui a eu lieu à Québec, était avant tout une compétition de hockey entre une équipe de joueurs étoiles de la Ligue nationale de hockey et l’équipe de l’Union soviétique. Dick Walsh organise pour l’occasion un défilé de mode dont il fait une grande fête populaire qui attire 6 000 personnes. L’émission Good Morning America consacre un reportage à l’événement.

De 1990 à 1994, devenu responsable de la section mode du magazine Elle Québec, Dick Walsh donne à penser qu’il est en train de se ranger. Il retourne pourtant à la pige en 1995 et imagine un décor de « conte de fées » pour le mariage de Céline Dion. Puis, en 1996, même s’il préférerait demeurer à Montréal, il part s’établir à New York où la demande pour son savoir-faire est plus forte. Il continue néanmoins à travailler à Montréal à l’occasion, et est concepteur et réalisateur d’un événement spécial présenté dans le cadre du Festival Mode & Design, sur le boulevard Saint-Laurent à Montréal, en 2001 et en 2002. C’est sous la bannière de son entreprise Walsh Lab Design, créée il y a maintenant plus de 10 ans, que Dick Walsh a réalisé plusieurs des récents galas et événements mode mémorables à Montréal et ailleurs. Mentionnons entre autres la mise en scène de la tournée mondiale de Crazy Horse qui a commencé en 2011, la direction artistique et la scénographie du Musée Grévin en 2011, l’organisation et la production du lancement des cosmétiques Carine Roitfeld pour MAC en 2012, la soirée d’ouverture de la première boutique Piaget à Moscou en 2014, et la direction artistique et la scénographie d’une exposition de 30 robes de Guo Pei au Musée des arts décoratifs à Paris. Il travaille aussi en étroite collaboration avec le créateur de mode Denis Gagnon.

Date de publication

01/10/2004

Auteur

Dicomode

Réviseur

Cynthia Cooper, Musée McCord

Dernière révision le
01/02/2019 Suggérer une modification

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